La spontanéité du geste
L’univers de René Travere est très personnel.
S’il se situe entre l’expressionnisme abstrait américain et l’abstraction lyrique européenne de Mathieu ou de Za Wou Ki, son travail est avant tout un équilibre des masses, des teintes et du mouvement.
« Ce qui compte pour moi, c’est l’invention. Je considère le peintre comme un chercheur, l’atelier son laboratoire ».
Un travail tout en fluidité, en transparence, où la force du mouvement, la finesse et la subtilité des couleurs trouvent un point d’équilibre. L’artiste se libère de la forme, et réalise des espaces non objectifs mais pas totalement abstraits.
Le tableau naît de la spontanéité, le geste est ample, rapide, l’espace infini, la lumière irradie, les formes sont légères, évanescentes.
L’artiste n’intellectualise pas mais peint ce qui lui plaît, à la manière d’un chercheur ancré dans le présent et qui veut transmettre son humanisme au spectateur. L’œuvre doit être perçue par le plus grand nombre et représenter son époque.
René Travere se considère comme un artisan. Il tend ses toiles, prépare ses médiums, choisit avec soin ses châssis et ses vernis.
Il travaille avec des brosses larges, au couteau, avec de la paille de fer (des outils qui ne sont pas habituellement ceux de l’artiste). Il y a peu de matière, la peinture est plate et cependant très travaillée, il joue avec les textures et les effets, donne de la profondeur, récrée l’espace.
Un peintre précoce
Par son père qui est peintre et lui inculque l’art des paysages, ce breton d’origine s’initie à la peinture dès son plus jeune âge. Aux Beaux-Arts de Rennes, il est auditeur libre et suit les cours de Xavier de Langlais dont l’ouvrage « La technique de la peinture à l’huile » fait encore autorité aujourd’hui. A l’origine, René Travere peint des portraits ou des nus ; son talent est reconnu, ses œuvres se vendent, mais il aspire à d’autres horizons. Cette peinture académique n’est pas le reflet de ce qu’il souhaite exprimer, il n’a pas encore trouvé sa voie artistique. En 1980, il s’oriente vers la peinture non figurative, un changement radical qui correspond à une recherche intérieure, à une perception nouvelle du monde qui l’entoure.
Depuis bientôt 30 ans, René Travere continue sur ce chemin de la création qui est le sien. Il se renouvelle sans cesse.
Ses œuvres plaisent, il expose à New-York, à Berlin, au Canada, en Chine…
Etre différent, ne pas être influencé par ce qui a déjà été fait, tel est son credo, une peinture tournée vers le futur et offerte à la découverte.
Informations pratiques
Art - Émoi : 64, rue des Tournelles – 75003 Paris –
Tél. : 01 78 56 57 54 - 06 15 97 35 24
La galerie est ouverte du lundi au vendredi de 12 h à 19 h – Nocturne le jeudi jusqu'à 22h
Le samedi et le dimanche de 14h à 19 h -
Site internet : http:// www.art-emoi.fr
Contact Presse : Anne Quémy – Tél .: 01 44 83 01 10
anne.quemy@orange.fr - 24, rue de Chabrol – 75010 PARIS
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